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/ Dates clés

1937
Grâce à ses crédits, l’Exposition internationale des Arts et Techniques dans la vie moderne de 1937 offre à Paris l’occasion de réaliser deux musées – l’un appartenant à la Ville, l’autre à l’Etat – destinés à regrouper les oeuvres des artistes vivants.

Situé à l’emplacement des terrains de l’ancienne manutention militaire quai de Tokyo, le projet de bâtiment double sélectionné pour les Musées d’art moderne –celui des architectes Jean-Claude Dondel, André Aubert, Paul Viard et Marcel Dastugue nommé « Clarté »– ouvre une vaste perspective jusqu'à la Seine.
De part et d’autre d’un péristyle, deux grandes ailes se déploient en offrant des façades en pierre sobres et lisibles, autour de terrasses étagées.
Le parvis bas agrémenté d’un grand bassin est décoré de huit sculptures allégoriques (aujourd’hui enlevées) répondant aux autres éléments du programme sculpté d’inspiration mythologique: métopes de façade, bas-relief du soubassement de la terrasse, décors des portes, fontaine, Nymphes du bassin. 
Les aménagements intérieurs en revanche répondent aux exigences muséographiques les plus modernes (lumière naturelle zénithale ou latérale, espaces modulables).

La première pierre du Palais de Tokyo est posée le 5 juillet 1936 par le président de la République Albert Lebrun et l’inauguration a lieu le 24 mai 1937.
Pendant l’Exposition, les salles abritent diverses manifestations temporaires mais en 1938, lorsque l’aile est est remise à la Ville de Paris, les aménagements définitifs du musée sont loin d’être terminés.

1940
Pour éviter que le Palais ne soit réquisitionné par les autorités allemandes, le Préfet de la Seine décide à la fin de l’année 1940 de mettre le bâtiment à la disposition de l’Entraide des Artistes pour organiser des Salons.

1953
Avec le legs du docteur Maurice Girardin à la Ville de Paris, le Petit Palais manque d’espace pour présenter les œuvres modernes. Les activités du bâtiment tendent alors vers son ouverture et concernent l’organisation des espaces à des fins muséales. 
En novembre 1956 (jusqu’en 1971), installation provisoire du Musée du Costume dans la « salle obscure ».
La Danse de Matisse est accrochée entre les piliers du hall d’entrée ; les sous-sols sont aménagés en réserves.

1961
Le 6 juillet 1961, après une inauguration officielle la veille, les «  nouvelles salles du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris » sont ouvertes au public. Un quart de siècle après sa construction le bâtiment trouve enfin sa destination, encore n’est-ce que partiellement. Si cette première présentation des collections permanentes occupe le rez-de-chaussée bas qui leur restera ainsi dévolu, le musée continue cependant d’accueillir les salons (parmi lesquels la Biennale de Paris, le Salon de Mai, le Salon des Réalités Nouvelles, le Salon de la Jeune Peinture, etc.), soit dans les « salles Wilson » (rez-de-chaussée haut) soit dans les « salles New York » (entrée par le quai de New York) et une des salles centrales est occupée par les collections du Musée du Costume.

1964
Le 4 juin, la Fée Électricité conçue par Raoul Dufy pour le Pavillon de l’Electricité et de la Lumière lors de l’exposition de 1937 est installée dans l’ancienne “Salle d’honneur” de l’Exposition internationale.

1967
Un important programme d’aménagement est confié à l’architecte Michel Jausserand et à l’ingénieur Pierre Faucheux, ayant pour objectif de restructurer le rez-de-chaussée-haut, de mettre en valeur les collections permanentes du musée partiellement exposées, de créer « un lieu d’information permanent sur l’art qui se fait », de se doter d’équipements offrant la « possibilité d’accueillir l’œuvre d’artistes importants ». Le projet prévoit de modifier l’aspect intérieur du bâtiment en le dotant de nouvelles salles équipées de plafonds et de cimaises modulables, des entresols, un auditorium. 
Ce chantier ouvert en 1971 sera achevé en 1972.

En janvier 1967, est créée, au sein du Musée d’Art Moderne, la Section ARC « A(nimation), R(echerche), C(onfrontation) ». Cette initiative suivait une enquête révélant les attentes d’un public qui désertait le musée traditionnel pour se presser cependant à des manifestations comme la Biennale Internationale des Jeunes. Etre un lieu de sensibilisation dynamique à la création contemporaine, privilégier les radicalités, en même temps que rechercher le pluralisme des choix, à travers des partis pris ponctuels - volontiers délégués à un artiste ou à un critique -, et favoriser la transversalité des disciplines. L’ARC instaure une nouvelle relation entre le Musée et les artistes. Sa progressive et nette ouverture internationale en fera une référence incontestable.

1976-1977
Après l’expulsion définitive des salons, de nouveaux travaux de réfection sont entrepris : la Danse de Matisse est installée dans l’ancienne salle obscure, l’ARC est aménagé au premier étage.
Départ du Musée national d’Art moderne de l’aile ouest du Palais de Tokyo pour le Centre Georges Pompidou.

1989
Réaménagement de la salle Matisse par l’architecte Jean-François Bodin.

1991 et 1994
A l’occasion de la réfection du système de conditionnement d’air des salles d’expositions temporaires du rez-de-chaussée haut et de l’aménagement d’accès au public handicapé conduits par l’architecte Jean-François Bodin, de nombreux volumes initiaux sont retrouvés (hall d’entrée, salle Wilson, etc.).
L’acquisition, en 1993, de la version retrouvée de La Danse inachevée de Matisse entraîne un nouveau réaménagement de la Salle Matisse.

2000-2005
L’atelier d’architecture CANAL (Patrick Rubin et Annie Le Bot) est chargé d’une mission d’étude puis de la maîtrise d’œuvre pour la mise aux normes des conditions générales de sécurité du musée. De spectaculaires travaux de désamiantage de la Fée Electricité de Raoul Dufy sont réalisés.
La restauration des portes extérieures : le nettoyage et la réparation du mécanisme des portes monumentales du musée d’art moderne dues aux ferronniers Szabo et Subes (pavés de verre d’Ingrand, sculptures de Forestier) ont été suivis d’une restauration. Celle-ci a permis une révision complète de leur structure métallique, le remplacement de certains éléments corrodés, une reprise de patine en surface et la pose d’une fine couche de cire  lustrée pour les protéger.
Un nouvel accrochage pour les collections permanentes
La réouverture a  fourni l’occasion au musée de procéder à un nouvel accrochage des œuvres. La direction des Affaires culturelles et le musée ont confié à l’architecte Jean-François Bodin, le réaménagement  du parcours des collections permanentes. En outre, au sous-sol, des espaces fermés ont été remis en état afin que le musée puisse disposer d’une salle obscure pour la diffusion de vidéos de la collection et puisse également retrouver la salle Boltanski reconfigurée.

2008
L’un des temps forts de la rentrée 2008 du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris fut l’ouverture d’un accrochage entièrement renouvelé de ses collections permanentes.
Entièrement repensé et densifié, ce nouveau parcours rassemble plus de 500 œuvres et s’organise de façon largement chronologique, ponctué d’ensembles monographiques et représentatifs de la collection. Il retrace également des moments essentiels de l’histoire du musée depuis sa création en 1937, notamment avec une salle consacrée au mobilier et aux objets art déco. L’accent est mis sur la diversité des pratiques, avec une présence renforcée de la peinture, mais également de la sculpture et de l’objet (art décoratif, installations contemporaines). La photographie, la vidéo, les arts graphiques ainsi que des documents et des archives, inédits pour certains, viennent compléter les ensembles.

2009 : Nouvel accrochage des collections
Le réaccrochage partiel des collections du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris propose un nouvel éclairage sur quelques grands artistes de la fin du XXème siècle et sur la création la plus contemporaine autour de nouvelles acquisitions. La peinture des années 1980 à aujourd’hui est mise en perspective :  Christopher Wool, Gerhard Richter, Bridget Riley, François Morellet... Dans une salle dédiée, Jean Dupuy réunit  autour de ses œuvres celles de ces amis et notamment ceux du mouvement Fluxus. Deux importantes pièces, "Marcel" de Pierre Ardouvin et "La part maudite" de Cerith Wyn Evans représentent les débuts du XXIème siècle. Le film de 2008 "Will there be a sea battle tomorrow ?" de Laurent Montaron est projeté dans la salle vidéo.La partie historique permet de relire les grands mouvements modernes : fauvisme, cubismes, premières abstractions, Arts Décoratifs des années 1920 et 1930, surréalisme, École de Paris et maîtres de l’art indépendant, figuration des années 1930, Nouveau Réalisme.

/ USEFUL INFORMATION

11 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél : 01 53 67 40 00

Open Tuesday to Sunday from 10am to 6pm. Late opening on Thursdays until 10pm (exhibitions only).
Permanent collection : free access

Metro Alma-Marceau or Iéna
RER C Pont de l'Alma
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 92
Vélib' (self-service cycle hire) station: 2 rue Marceau

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