Durée 2h00

Fruit d’un échange entamé depuis plusieurs années sur le travail de l’artiste, le propos portera sur l’exposition du musée d’Art moderne et l’installation in situ que l’on y découvre jusqu’au 27 juin 2010.

Plusieurs grands thèmes traversant l’œuvre d’Alexandra Leykauf seront aussi abordés, notamment l’architecture, très présente dans des travaux récents. L’artiste évoquera encore la manière de chercher et d’utiliser des images « trouvées », et la différence de ces images par rapport à d’autres, réalisées par elle-même, un sujet que l’on retrouve dans les préoccupations de certains artistes contemporains.
Le travail d’Alexandra Leykauf se situe au croisement de la photographie et du cinéma, de l’histoire de l’architecture moderne et de l’esthétique des ruines. Il s’agit pour elle d’établir des relations entre des espaces-temps distincts, photographiant et manipulant des images – celles d’un appartement abandonné ou des vues de l’Aubette à Strasbourg… Le passé moderniste, entre Bauhaus et Merzbau, n’est jamais loin et l’artiste semble rechercher particulièrement ce qui en fait l’ambivalence. Ses propositions partent toujours d’un lieu. À Paris, après avoir arpenté et photographié les salles et les sous-sols du musée d’Art moderne, après avoir cherché à en démonter la « mécanique », elle entreprend de reconstruire celle-ci à sa manière dans la Salle Noire ; d’espace de projection vidéo cette dernière devient le lieu d’une projection mentale.

Une signature de son livre Château de Bagatelle (Verlag für moderne Kunst, Nuremberg, 2010) suivra la rencontre.

 En collaboration avec le Goethe-Institut

Publics
Adultes
Sans réservation
Heures
Le : Jeudi 6 mai 2010 de 19h00 à 21h00