Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Court(s) d'Asie: projection en plein air - Journées Européennes du Patrimoine 2018 Evènement / Cinéma

©489 years, Hayoun Kwon, 2015
Durée 1h00
Publics
Adultes
Famille
Heures
Le : Samedi 15 septembre 2018 de 21h00 à 22h00
Samedi 15 septembre 2018 de 22h00 à 23h00

Chaque année, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris participe aux Journées Européennes du Patrimoine et propose une programmation originale, gratuite et accessible à tous, afin de partager avec le plus grand nombre ses collections d’art moderne et contemporain riches de plus de 13.000 œuvres.

 

Le samedi 15 septembre 2018, en lien avec l’exposition du peintre chinois et français Zao Wou-Ki, L’espace est silence, le musée vous invite à assister à une projection en plein air et à découvrir des vidéos d’artistes avec pour fil conducteur l’Asie.

 

Ainsi, cinq vidéos issues des collections du musée sont projetées sur le parvis de 21h à 22h et de 22h à 23h :

489 years, Hayoun Kwon, 2016 (durée 12')

Liu Lan, de Yang Fudong, 2003 (durée 14'30)

Cosplayers, de Cao Fei, 2004 (durée 9')

Central, de Dominique Gonzalez-Foerster, 2001 (durée 10'30)

Phantoms of Nabua, d'Apichatpong Weerasethakul, 2009 (durée 10'56)

 

 

489 years, Hayoun Kwon, 2016

Née en 1981 à Séoul (Corée du Sud)

 

Grâce à l’étude d’archives, de témoignages et de son imagination, Hayoun Kwon a réalisé une vidéo dans un format de réalité virtuelle qui reproduit, dans sa réalité la plus probable, la DMZ, zone frontalière démilitarisée de 40 kilomètres de large entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Ainsi voit-on des barrières en métal et en bois le long de routes boueuses et toute une série de grilles et de barbelés. La visite est accompagnée par le récit d’un militaire racontant un souvenir marquant survenu dans ce territoire interdit qui possède un fort pouvoir évocateur et excite l’imagination. Au-dessus de ces chemins à l’aspect chaotique, un ciel jaune inquiète le regard comme certains jeux vidéo martiaux ou certains reportages de guerre.

 

 

Liu Lan, de Yang Fudong, 2003

Né en 1971, à Pékin (République populaire de Chine)

 

« Why are people in love always separated by one another ? » – Pourquoi les gens qui s’aiment sont-ils toujours séparés ? – dit la chanson qui ouvre et clôt le film. En citant explicitement les formes et l’histoire du cinéma oriental, Yang Fudong propose une métaphore de la rencontre et de la séparation.

Un homme en costume blanc, vêtu à l’occidentale, rejoint en barque une Chinoise en habits traditionnels. Le temps des deux protagonistes n’est identique qu’un instant, nous faisant nous-mêmes douter de la réalité de l’histoire.

 

 

Cosplayers, de Cao Fei, 2004

Née en 1978 à Guangzhou (République populaire de Chine)

 

Le cosplay, composé des mots anglais « costume » et « play » est un loisir consistant à reproduire l’apparence et la gestique d’un personnage de fiction, généralement issu du manga, de l’animation japonaise ou du jeu vidéo.

L’artiste définit le projet de ce film comme « une expérience fondée sur une intrigue surréaliste : donner à des cosplayers […] la possibilité de traverser la ville et d’engager un combat à l’intérieur de leur monde imaginaire ». La réalité laisse place à la fiction et à l’imagination de ceux qui, par le cosplay, s’y livrent entièrement.

 

 

Central, de Dominique Gonzalez-Foerster, 2001

Née en 1965 à Strasbourg (France)

 

Et si la scène du jour était un film ? Et si le film du jour n'était qu'une scène ? Ce serait Central [...]. Le long de la baie qui borde les infrastructures brutes de décoffrage de la ville fourmilière, une jeune fille se tient de dos, « telle le monolithe noir de 2001 », nous dit une voix off. Et comme le monolithe, ce dos gracieux accouche d'une petite cosmogonie. Il structure un monde, fait d'autres dos et d'autres anonymes, tous tendus vers cet horizon de gratte-ciel de l'autre côté de la rive. Et si cette silhouette n'était rien d'autre que l'azur de la modernité ?

(Philippe Azoury , Jean-Marc Lalanne)

 

 

Phantoms of Nabua, d'Apichatpong Weerasethakul, 2009

Né en 1970 à Bangkok (Thaïlande)

 

Des adolescents surgissent la nuit. Ils jouent avec un ballon de football enflammé, dessinant une traînée de lumière dans l’herbe. Ils embrasent l’écran jusqu’à ce qu’apparaisse la lumière spectrale émise par le projecteur.

Ce film évoque la disparition possible du cinéma.

 

 

Cet événement gratuit et accessible à tous est co-organisé avec Bonnie Montmartre et l’association Terre Images et avec l’aimable collaboration des Grands Verres du Palais de Tokyo.