Durée 1h30

Didier Marcel emprunte au réel et sculpte sur nature. Que l’empreinte soit prise sur le vivant ou le minéral, ou que le modèle soit lui-même artificiel, le choix procède toujours d’un rapport très personnel à la banalité, à tout ce qui est ordinaire, invisible, tout ce qui se fond dans le paysage.

La proposition qu’il a conçue pour l’ARC est comme la dernière étape d’un travail en cours, de celles qu’on ne dévoile qu’au moment de l’ouverture. D’un projet à l’autre, quelque chose se poursuit, comme une tentative d’archivage du réel, une opération à la Sisyphe toujours recommencée. Bien sûr, il y a aussi chez lui cette interrogation fondamentale sur l’intervention de l’homme dans la nature.
Sa pratique part d’une mise en abîme, du constat que le naturel est lui-même mis en scène, au point qu’il est devenu presque impossible de démêler le vrai du faux. Cette question forme le point de départ d’une conversation entre Didier Marcel, le journaliste Timothée Chaillou et le cinéaste Bruno Dumont, reproduite dans l’ouvrage publié à l’occasion de l’exposition.

Publics
Adultes
Sans réservation
Heures
Le : Jeudi 25 novembre 2010 de 19h00 à 20h30