The House of Horrors, réalisée dans le cadre de l’exposition monographique de Sturtevant (1924-2014) « The Razzle Dazzle of Thinking » en 2010 à l’ARC, est la dernière grande installation de l’artiste et l’aboutissement magistral de toute son œuvre. Grâce à la donation de l’artiste et de son marchand Thaddaeus Ropac en 2013, The House of Horrors, exposée dans un espace qui lui est entièrement consacré, devient l'une des œuvres phares des collections permanentes du musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Simulant l’horreur d’un train fantôme de fête foraine, des allusions à Divine, l’actrice fétiche du cinéaste John Waters dans Pink Flamingos ou à la vidéo The Painter de l’artiste iconoclaste Paul McCarthy, se mêlent aux traditionnelles scènes de chauves-souris, de squelettes et de Frankenstein. Au fil d’un parcours sinueux rythmé par une bande sonore et des effets de lumière, The House of Horrors explore sans complexe les excès de notre ère contemporaine dominée par le spectacle, l’anti-intellectualisme mais aussi la généralisation de la violence, de la haine et l’obscénité du puritanisme. L’installation du Train Fantôme grandeur nature ne relève donc qu’en apparence du pur divertissement, bien qu’elle en assume la jubilation.