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/ l'ARC – Animation/Recherche/Confrontation

En 1966, au sein du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris est créé l’ARC, espace  de recherches et d’expositions, dédié à la création artistique contemporaine.

 Dans la lignée d’initiatives dynamiques portées par le musée depuis son inauguration lors de l’Exposition Universelle de 1937, comme le Salon de la Jeune Peinture ou la Biennale de Paris, Pierre Gaudibert (alors Conservateur des Musées de la Ville de Paris), François Debidour (sous-Directeur des Beaux-Arts) et Bernadette Contensou ont pensé cette structure nouvelle dans la volonté de répondre aux nouvelles attentes du public des musées.

L’ARC se dote d’un statut juridique hybride et est géré de manière autonome  par la Direction des Beaux-Arts. Cette indépendance administrative et financière lui confère une grande liberté mais complique son acceptation au sein de l’institution muséale qui l’accueille. Il joue pourtant très rapidement un rôle de grande importance dans le rayonnement du musée à l’échelle internationale. La première année de l’ARC est ponctuée par une cinquantaine de manifestations transdisciplinaires qui donnent le ton des ambitions du nouveau département.

La création de l’ARC doit être pensée comme le résultat d’un mouvement de réflexion sur la démocratisation culturelle et l’Education populaire propre à la période pré 68. Les acteurs de sa naissance cherchent à toucher de nouveaux publics et plus particulièrement la classe moyenne. Pour ce faire, ils mettent en place une véritable mission pédagogique à forte dimension participative et tentent de faire de l’ARC, un terrain d’échanges, de dialogues et de confrontations. Le rapport entre les œuvres et le public est accompagné par l’intervention d’animateurs longtemps bénévoles. Une des révolutions portées par l’ARC consiste en la pluridisciplinarité des propositions faites au public. Au-delà des expositions d’arts plastiques, la programmation s’ouvre au cinéma (Christine Aubry), à la danse ( Françoise et Dominique Dupuy), au jazz (Daniel Humair), à la musique contemporaine ( Maurice Fleuret) mais aussi au théâtre et à la danse.

Cette nouvelle approche de l’animation culturelle mène l’ARC bien loin des sentiers battus, à l’affirmation d’un engagement artistique fort, lié au contexte historique et politique du temps qui le voit naître. Ce temps est aussi celui qui voit Paris détrônée en tant que capitale des arts par des villes comme New York, Londres mais aussi Stockholm, Amsterdam….

Ancré dans son époque l’ARC se donne donc également pour mission de redynamiser la scène artistique parisienne. Il accorde donc dès ses débuts une place privilégiée aux avant-gardes des années 1960-70 comme la Figuration Narrative et Supports Surfaces. Contestation et engagement sont incorporés à la réflexion sur le statut de l’artiste menée par les têtes pensantes de l’ARC qui souhaitent ouvrir le Musée à des médiums jusqu’alors peu présents dans les institutions parisiennes (photographie, gravure, sérigraphie et les débuts de l’art vidéo).

Si les premières années de l’ARC sont marquées par un très fort enthousiasme, des problèmes de moyens l’immobilisent quelques temps. Se pose également la question de la possibilité d’offrir une place à la contestation au sein d’une institution officielle.

Après le départ de Pierre Gaudibert, l’ARC est dirigé à partir de 1973 par Suzanne Pagé, qui y travaillait jusqu’alors en tant que Conservateur. Cette nouvelle directrice initie la renaissance de l’ARC, modèle innovant ayant pour objectif de montrer et faire connaître de nouveaux talents. Dans les années 70 l’ARC met en œuvre un réseau important permettant l’itinérance de ses expositions et l’accueil de manifestations conçues à l’étranger. Le parti pris avant-gardiste de l’ARC lui garanti une position de pionnier parmi les institutions parisiennes, cela même avec l’ouverture en 1977 du Centre Pompidou doté des moyens et espaces d’expositions plus importants. Les années 1980 voient la poursuite de la réflexion sur la création artistique et la recherche de jeunes artistes. C’est aussi l’époque de l’utilisation accrue de l’espace d’exposition par les artistes qui intègrent le lieu dans leurs œuvres et travaillent de plus en plus in situ. L’architecture caractéristique du Musée devient un élément constitutif des œuvres présentées au public. L’ARC occupe initialement le rez-de-chaussée bas, puis à partir de 1973, après les travaux des architectes Faucheux et Josserand, la salle Wilson et le rez-de-chaussée haut. C’est en 1976, que l’ARC se voit attribuer un étage « expérimental » qu’il occupe encore aujourd’hui.

En 1988 l’ARC est intégré au fonctionnement général du Musée et a eu depuis cette période différentes personnalités à sa tête (Béatrice Parent de 1988 à 1990, Laurence Bossé de 1990 à 2007 et depuis 2008 il est dirigé par Angeline Scherf, conservatrice au musée).

Liste des expositions de l'ARC et quelques vues de salles d'expositions

/ USEFUL INFORMATION

11 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél : 01 53 67 40 00

Open Tuesday to Sunday from 10am to 6pm. Late opening on Thursdays until 10pm (exhibitions only).
Permanent collection : free access

Metro Alma-Marceau or Iéna
RER C Pont de l'Alma
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 92
Vélib' (self-service cycle hire) station: 2 rue Marceau

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