Au-delà de ces acquisitions récentes, l’accrochage dévoile d’autres peintures intitulées Empreintes de pinceau n°50 à intervalles réguliers de 30 cm  appartenant à la collection du musée : une toile « historique » réalisée en public au musée lors du Salon de la Jeune Peinture en 1967, première manifestation du groupe BMPT; l’important ensemble de dix grandes toiles de 1983 provenant de la donation Michael Werner en 2012 ; ainsi que les interventions murales réalisées in situ, Cabinet de peinture, 1989 et Volare, 2001, au-dessus de la porte d’entrée du musée.

Par ailleurs, une sélection d’œuvres récentes inédites provenant de l’atelier de l’artiste complètera cette présentation.

Cet accrochage qui ponctue l’ensemble de sa carrière met en lumière la méthode de travail de l’artiste mise au point dès 1967, consistant à appliquer un pinceau plat, large de 50 mm, sur une surface donnée, à intervalles réguliers de 30 cm. La répétition du geste permet d’individualiser davantage les œuvres, les empreintes étant toujours réalisées dans un rapport très spécifique avec leur fond. Ainsi, cette démarche traduit un travail atemporel renvoyant toujours dans le présent.

Niele Toroni parcourt le monde en intervenant, avec une économie de moyens rigoureuse, sur tous les supports possibles : toile, papier, coton, toile cirée, mur, sol… Cette peinture, aussi légère et aérée qu’elle se présente, engage totalement le corps de l’artiste. En effet, les empreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers ne peuvent être réalisées que par lui seul. Aussi, l’artiste propose une nouvelle fois d’intervenir personnellement dans la salle d’exposition du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Commissaire de l’exposition
Julia Garimorth