NOUVELLE PRESENTATION DES COLLECTIONS PERMANENTES - 1er décembre 2017

Commissaires : Sophie Krebs, Julia Garimorth, Choghakate Kazarian, Dominique Gagneux, Emmanuelle de l’Ecotais

Le Musée d’Art moderne présente un nouveau parcours dans les collections permanentes donnant à voir les oeuvres phares du musée (Le Nu dans le bain de Pierre Bonnard, La Danseuse espagnole de Henri Laurens, les oeuvres de Sonia et Robert Delaunay, Léonard Foujita, Amedeo Modigliani, Marc Chagall, František Kupka, Raoul Dufy…) en regard d’oeuvres rarement exposées (Laure Garcin, Natalia Gontcharova, Chana Orloff, oeuvres figuratives de Auguste Herbin, ou Jean Messagier). En écho aux donations fondatrices de la collection, seront également présentées les dernières acquisitions du musée : Otto Freundlich, Etienne Cournault, Léon Tutundjian, Karel Appel, Jean Atlan, Lucio Fontana, Man Ray ou Willi Baumeister.

Un des temps forts de ce ré-accrochage sera incontestablement la présentation dans son intégralité de la Suite Vollard, composée de 100 gravures réalisées par Pablo Picasso entre 1930 et 1937. Le parcours contemporain s’articulera autour de deux axes : les avant-gardes des années 1960 (le Nouveau Réalisme, l’abstraction géométrique, l’art conceptuel) et la peinture à partir des années 80.

A partir du 30 novembre, le Musée présentera une exposition du sculpteur anglais Ian Kiaer.

Commissaire de l’exposition Ian Kiaer : Odile Burluraux

Les collections permanentes sont en accès libre.

 

 

JEAN FAUTRIER - 26 janvier – 20 mai 2018

Commissaire invité : Dieter Schwarz

En janvier 2018, le Musée d’Art moderne rendra hommage à l’artiste français Jean Fautrier (1898-1964), considéré comme l’un des précurseurs de l’art informel. Très peu exposé en France, cet artiste au parcours solitaire est néanmoins une figure singulière et importante du renouvellement de la peinture moderne du XXème siècle. Après avoir organisé une rétrospective en 1964 puis en 1989, le musée présentera une nouvelle exposition d’envergure après presque trente ans d'absence en France.

Le parcours est composé d’environ 160 oeuvres dont près d'une centaine de tableaux, des dessins et des gravures et l'ensemble de ses sculptures. Les oeuvres proviennent principalement de collections privées et de la collection du Musée d’Art moderne (environ 60 oeuvres). En 1964, quelques mois avant sa mort, Jean Fautrier fit une importante donation, dotant le musée du plus important fonds Fautrier.

Vers 1920, il peint essentiellement des nus et des natures mortes. La ligne mouvementée qui se dissout de plus en plus de l’objet est une caractéristique essentielle de son travail. Puis, il crée sa propre version de l’abstraction, résultant du geste et de la matérialité de la couleur. En 1945, Fautrier présente la série des Otages qui l’ont rendu célèbre. Les traits des visages martyrisés faisant référence aux exécutions pendant l'Occupation se dissolvent dans la matière.

À partir de 1955, on retrouve dans ses oeuvres des objets de la vie quotidienne, des obsessions érotiques et les Têtes de partisan.

En 1960, il reçoit le Grand prix à la Biennale de Venise.

Cette exposition est co-organisée avec le Kunstmuseum Winterthur

 

 

MOHAMED BOUROUISSA Urban Riders - 26 janvier – 22 avril 2018

Commissaires : Odile Burluraux, Jessica Castex

Le Musée d'Art moderne consacre la première exposition institutionnelle en France à Mohamed Bourouissa. Repéré dans l'exposition Dynasty en 2010, le plasticien franco-algérien (né en 1978 à Blida) est à présent considéré comme l'un des artistes majeurs de sa génération. Depuis ses premières séries photographiques (Périphéries, Temps mort) il n'a cessé d'observer la place de l'individu dans l'espace social et d'interroger les marges. Ses oeuvres tiennent à la fois du récit et du protocole et, la dimension humaine y est centrale.

L'exposition Urban Riders, s’articule autour du film Horse Day réalisé à Philadelphie, dans le quartier défavorisé de Strawberry Mansion, au Nord de la ville. Sa réalisation a marqué une étape décisive dans l’évolution du travail de l’artiste. Durant huit mois, le temps d’une résidence, celui-ci a fréquenté le club hippique « Fletcher Street » qui accueille la communauté afro-américaine et a partagé le quotidien des cavaliers urbains. Avec eux, il a conçu une journée du cheval en associant des artistes locaux. Fasciné par l’histoire de la représentation des cowboys noirs, Mohamed Bourouissa synthétise dans ce film des questionnements récurrents : l’appropriation des territoires, le pouvoir, la transgression. Horse Day s'accompagne d'un corpus d’environ quatre-vingt-cinq oeuvres comptant des dessins, des photographies et des sculptures.

 

 

ZAO WOU-KI L'espace est silence - 1er juin 2018 – 6 janvier 2019

Commissaires : François Michaud, Erik Verhagen

Si l’oeuvre de Zao Wou-Ki (1920-2013) est aujourd’hui célèbre, les occasions d’en percevoir la complexité sont demeurées trop rares. Depuis sa dernière rétrospective en France, en 2003, aucune exposition à Paris n’a permis de mesurer toute l’importance de sa peinture et particulièrement l’enjeu que représentait pour lui l’emploi de très grands formats tout au long de sa carrière.

Artiste au croisement de trois mondes, parti de sa Chine natale à Paris en 1948, à l’instant où l’art vivant se partageait de manière évidente entre la France et les Etats-Unis, il est demeuré attaché à une scène parisienne qu'il appréciait, tout en ayant pleinement perçu la vivacité de la création outre-Atlantique et en dépassant les oppositions culturelles et les luttes esthétiques.

L’exposition réunira pour la première fois un grand nombre de polyptyques et de peintures de grand format issus des principales collections européennes et asiatiques. En insistant sur la portée universelle de son art, sur sa place aux côtés des plus grands artistes de la deuxième moitié du XXème siècle, et en soulignant l'ouverture d'une oeuvre qui a su se montrer perméable à tout ce qui n’était pas la peinture – à commencer par la musique et la poésie –, le musée souhaite voir renouveler la lecture portée sur son oeuvre et faire partager au public l’expérience d’une création débordant les frontières.