Et pourtant, elle est toujours là : son commanditaire, la Compagnie parisienne de distribution d’électricité, la conserva soigneusement, puis la donna après la guerre à la Ville de Paris, qui ne put entreprendre qu’en 1964 les travaux qu’exigeait son installation au cœur du musée d’Art moderne auquel elle semble désormais indissolublement liée.

Apogée des recherches que poursuivait Dufy depuis sa période fauve sur ce qu’il appelait la « couleur-lumière », La Fée Électricité fut aussi pour le peintre l’amorce d’un nouveau commencement.

À travers l’hymne à l’électricité et à la vie moderne, c’est un véritable hommage à la lumière et aux peintres qui ont cherché à en saisir les multiples variations que Raoul Dufy rend en filigrane.