Didier Marcel, qu’on a connu maquettiste romantique – comme l’écrit Jérôme Mauche –, légumier au mur, broyeur de chocolat et entrepreneur orange de travaux publics d’intérieur,  nous emmène en balade… Plus précisément, il nous promène dans le lieu même… Heureusement tout y est alliance du faux et du plus faux encore, à l’instar de ce qu’est la nature et notre rapport médiatisé à elle. 

La proposition qu’il a conçue pour L’ARC est comme la dernière étape d’un travail en cours, celle qu’on ne dévoilera qu’au moment de l’ouverture. D’un projet à l’autre, quelque chose se poursuit, comme une tentative d’archivage du réel, une opération à la Sisyphe toujours recommencée. Bien sûr, il y a aussi chez lui cette interrogation fondamentale sur l’intervention de l’homme dans la nature.

Sa pratique part d’une mise en abîme, du constat que le naturel est lui-même mis en scène, au point qu’il est devenu presque impossible de démêler le vrai du faux. L’artiste prélève des fragments de paysages façonnés par l’homme, puis les reproduit artificiellement avant de les replacer dans l’architecture épurée du musée.

Didier Marcel a fait partie des Ateliers 1988 de l’ARC et a été lauréat du premier Prix de la Fondation d’entreprise Ricard en 1999. Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées, notamment au MAMCO de Genève (2005), au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (2006), ou au MUDAM Luxembourg (2009). Il participe également au projet d’intervention artistique sur la ligne du nouveau tramway parisien T3 Est.

Didier Marcel est né en 1961 à Besançon. Il vit et travaille à Dijon.

Commissaire général : Fabrice Hergott
Commissaire de l'exposition : François Michaud

ACTIVITES CULTURELLES

Visites-conférences dans l'exposition
Avec le soutien du groupe Galeries Lafayette, mécène exclusif de l'exposition.