Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Conférence – Projection │ L’art contemporain estonien des années 1990 à nos jours Événement, Conférence

Kristina Norman, Bring Back My Fire Gods, 2018 (capture d'écran). Courtesy de l'artiste
Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Tarifs
Entrée libre*
*dans la limite des places disponibles
Sans réservation
Adresse
Salle Matisse – Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 25 juin 2026 de 19h00 à 20h30

L’art contemporain estonien des années 1990 à nos jours : 

Depuis l’indépendance regagnée de l’Estonie en 1991, la scène de l’art contemporain du pays s’est développée dans un contexte de profondes transformations politiques, sociales et culturelles. La transition rapide du régime soviétique à une société démocratique, tournée vers les pays occidentaux, a profondément influencé la pratique des artistes, ouvrant un nouvel espace d’expérimentation, de réflexion et de dialogue.

Cette conférence propose un aperçu de l’évolution de l’art contemporain estonien des années 1990 à nos jours. Elle met en lumière le rôle essentiel des artistes, des commissaires d’exposition et des institutions dans l’émergence d’une scène particulièrement dynamique dans les pays baltes. En quelques décennies, l’Estonie s’est par ailleurs imposée par la diversité et la visibilité croissante de ses artistes dans les expositions, biennales et collections internationales.

En dialogue avec cette présentation, l’événement se poursuivra par la projection de quatre courts métrages d’artistes estonien·nes : Father and Son (1998) de Jaan Toomik, Ten Men (2003) de Mark Raidpere, Bring Back My Fire Gods (2018) de Kristina Norman, ainsi que White Ship (2024) de Marge Monko. Ces œuvres composent un paysage sensible où se croisent récits intimes, mémoire collective et transformations politiques.

Biographie :

Merilin Talumaa est une commissaire d'expositions et historienne de l’art estonienne basée à Paris. Elle est diplômée en histoire de l’art en culture visuelle de l’Académie d’Art d’Estonie à Tallinn et en études environnementales de l’Université de Tartu. Ses recherches s’articulent autour des conditions de travail des artistes, ainsi que sur les notions de migration et d’appartenance. Elle est la fondatrice de Roots to Routes, une agence qu’elle a cofondée en 2020 afin de connecter les scènes artistiques baltes et de favoriser des collaborations entre différentes communautés.

Elle est l’autrice de deux livres : Your Time Is My Time (2023, Mousse Publishing) et Espaces d’artistes : 16 visites d’ateliers (2017, Presses de l’Académie des Arts d’Estonie)

Rencontre-Discussion │ Exposer Lee Miller aujourd’hui Événement, Conférence

Photographe inconnu, Lee Miller avec son appareil lors d’une séance photo Schiaparelli pour Vogue. Musée d’Art Moderne, Paris 1945. © Lee Miller Archives England 2026 All Rights Reserved
Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Vendredi 10 avril 2026 de 16h00 à 17h30

À l’occasion de la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans, le Musée d’Art Moderne de Paris invite Ami Bouhassane et Antony Penrose, respectivement petite-fille et fils de l’artiste, ainsi que Hilary Floe, commissaire de l’exposition à la Tate Britain (2 octobre 2025 – 5 février 2026), et Matthew Witkovsky, commissaire de l’exposition à l’Art Institute of Chicago (29 août – 7 décembre 2026), pour une rencontre-discussion inaugurale, modérée par Fanny Schulmann, commissaire de l’exposition et conservatrice en chef responsable du département photographie au musée d’Art Moderne de Paris. 

 

Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXᵉ siècle. Cette rencontre propose d’interroger ce que signifie exposer Lee Miller aujourd’hui et les enjeux curatoriaux liés à cette œuvre aux multiples dimensions.

 

La discussion aborde la gestion et la conservation des archives Lee Miller, ainsi que la manière dont le projet a été conçu pour la Tate Britain, adapté au contexte du Musée d’Art Moderne de Paris et envisagé pour sa présentation à l’Art Institute of Chicago. Elle offre un éclairage sur les processus de recherche, de conception et de collaboration qui façonnent cette rétrospective, et sur les modalités contemporaines de présentation et d’interprétation de l’œuvre de Lee Miller.

 

La rencontre a lieu en anglais. 

 

Biographies :

 

Ami Bouhassane:
Directrice générale de Farleys House & Gallery Ltd, l’organisation en charge de la gestion des archives Lee Miller et de Farleys House – ancienne résidence de ses grands-parents Lee Miller et Roland Penrose – Ami Bouhassane supervise l’ensemble des activités liées à leur valorisation. À travers Farleys, elle conçoit et organise des expositions consacrées à leur œuvre, à leurs collections et à leur entourage artistique, présentées à l’international ainsi que dans les espaces d’exposition du site. Autrice, commissaire d’exposition, productrice de podcasts et conférencière, spécialisée dans les figures de Lee Miller et Roland Penrose, elle travaille depuis plus de vingt-sept ans sur leurs archives. Son premier ouvrage, Lee Miller: A Life with Food, Friends and Recipes (2017), a reçu trois distinctions, dont le Jane Grigson Award de l’International Association of Culinary Professionals pour sa contribution à la recherche. Elle enregistre actuellement une troisième série de podcasts consacrée aux manuscrits de Lee Miller.

 

Hilary Floe
La Dr. Hilary Floe est conservatrice principale de l’art britannique moderne et contemporain à la Tate Britain, où elle est chargée de la conservation, de la recherche et de la présentation de la collection nationale couvrant la période 1900-1990. Elle a été commissaire de la rétrospective Lee Miller à Tate Britain (2025-2026), qui détient le record de fréquentation pour une exposition de photographie organisée dans les institutions Tate. Avant de rejoindre la Tate, elle a occupé des postes de commissaire à la Barbican Art Gallery et au Hepworth Wakefield. Hilary Floe a été formée comme historienne de l’art à l’Université d’Oxford et a publié de nombreux travaux sur l’art britannique et international.

 

Antony Penrose
Depuis quarante-huit ans, Antony Penrose œuvre à la conservation et à la diffusion du travail de ses parents, Lee Miller et Roland Penrose. Aux côtés de sa fille Ami, il est co-directeur des Lee Miller Archives et de la Penrose Collection à Farleys House & Gallery, dans le Sussex. Il a accompagné la présentation de leurs œuvres dans de grandes institutions, notamment au Victoria and Albert Museum, à la National Portrait Gallery, à l’Imperial War Museum de Londres, à la Manchester Art Gallery, à la Scottish National Gallery of Modern Art, au Whitworth et à la Tate Britain. Ses publications comprennent The Lives of Lee Miller, Lee Miller’s War (en tant qu’éditeur), The Angel and the Fiend, The Home of the Surrealists, Roland Penrose: the Friendly Surrealist et The Boy Who Bit Picasso. Le film Lee, avec Kate Winslet, est adapté de son ouvrage The Lives of Lee Miller.

 

Matthew S. Witkovsky
Matthew S. Witkovsky est vice-président chargé des initiatives artistiques stratégiques, titulaire de la chaire Sandor, et conservateur de la photographie et des médias à l’Art Institute of Chicago, qui abrite un important ensemble de photographies révolutionnaires réalisées par Lee Miller au début des années 1930. Spécialiste de la photographie et de l’art européens de l’entre-deux-guerres, il est l’auteur d’ouvrages et de contributions scientifiques consacrés au dadaïsme et au surréalisme, au modernisme d’Europe centrale, au dirigeant du Bauhaus László Moholy-Nagy, ainsi qu’aux premières avant-gardes soviétiques. Ses travaux portent également sur les mouvements artistiques du Japon d’après-guerre et de l’Afrique postcoloniale. Sa prochaine exposition, Project a Black Planet: The Art and Culture of Panafrica, ouvrira au Barbican Art Centre en juin.

Rencontre-Discussion │ Otobong Nkanga & Simon Njami, modérée par Sandrine Honliasso Événement, Conférence

Otobong Nkanga, In Pursuit of Bling, 2015. Courtesy de l’artiste
Otobong Nkanga, In Pursuit of Bling, 2015. Courtesy de l’artiste
Durée 2h00
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 15 janvier 2026 de 19h00 à 21h00

À l’occasion de l’exposition Otobong Nkanga, I dreamt of you in colours*, le Musée d’Art Moderne de Paris propose une conversation avec Otobong Nkanga et Simon Njami, écrivain, commissaire d’exposition, essayiste et critique d’art. La rencontre est modérée par Sandrine Honliasso, commissaire d’exposition et critique d’art.

Inscrite dans le cadre de la première monographie dédiée à Otobong Nkanga dans une institution muséale française, cette discussion se penche sur le parcours de l’artiste, depuis sa formation aux Beaux-Arts de Paris jusqu’aux multiples influences qui ont façonné son œuvre. En s’ancrant dans la notion d’écosystème — centrale dans la pensée et la pratique de Nkanga — l’échange interroge les dynamiques relationnelles entre artistes et commissaires, ainsi que les circulations de savoirs qui émergent de ces collaborations. Depuis près de vingt ans, les pratiques de Otobong Nkanga et de Simon Njami contribuent à ouvrir des espaces critiques où les épistémologies africaines deviennent des matrices conceptuelles capables de réagencer les cadres de pensée imposés par l’histoire coloniale et ses prolongements contemporains. À partir de leurs trajectoires, ils interrogent les notions de cartographie et de "cartologie", abordant cette dernière comme outil permettant de reconfigurer les frontières, d’ouvrir des géographies sensibles et de rendre compte des vies ordinaires que les cartes normatives échouent à représenter. En mobilisant un corpus d’œuvres, de paysages et de textes, la discussion dévoile des pratiques artistiques et curatoriales qui envisagent le monde comme un espace d’interconnexion qui, d’une part, pensent les continuités entre les corps, les territoires, les ressources, les savoirs et les mémoires et qui, d’autre part, échappe aux cloisonnements disciplinaires, géographiques et politiques issus de la modernité occidentale.

 

Sandrine Honliasso est responsable des projets artistiques et des éditions au FRAC Champagne-Ardenne (Fonds régional d’art contemporain, Reims) où elle a été commissaire des expositions Vidéo Club Nouvelle-Zélande, Takiwā Hou: Imagining New Spaces (2024) et Cet obscur objet du désir (2025). Elle a été co-commissaire des expositions D’ailleurs, je viens d’ici (avec Ariane Leblanc, Caen, 2021) ; Tongue on Tongue. Nos salives dans ton oreille (avec Alexandra Goullier Lhomme et Alexandra Pedley, Paris, 2019) ; Germination (Dakar, 2018). En 2019, elle a cocréé, avec Otobong Nkanga, le podcast Ikọ, à l’occasion du Kunsten Festival des Arts (Bruxelles).

 

Simon Njami est un commissaire d’exposition indépendant, conférencier, critique d’art et romancier basé à Paris. Il est le cofondateur et rédacteur en chef de Revue Noire, une revue consacrée à l’art contemporain africain et extra-occidental. Il a été directeur artistique de la première foire d’art de Johannesburg en 2008, de la Biennale africaine de la photographie de Bamako pendant dix ans, ainsi que de la Biennale de Dakar (2016/2018). Il est président de la Biennale Textile de Clermont-Ferrand (FITE) et membre ainsi que porte-parole du comité de sélection de Documenta 16. Simon Njami a participé au commissariat de nombreuses expositions internationales, en tant que commissaire ou co-commissaire, parmi lesquelles la Biennale de São Paulo (2002) ou encore le premier pavillon africain à la 52ème Biennale de Venise (2007).

 

*J'ai rêvé de toi en couleurs 

RENCONTRE-DISCUSSION │ Gabriele Münter, voyage en Tunisie Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 12 juin 2025 de 19h00 à 20h30

À l'occasion de l'exposition Gabriele Münter, Peindre sans détours, l'historien de l'art Dominique Jarrassé revient sur le voyage de Gabriele Münter et Vassily Kandinsky en Tunisie.

 

RENCONTRE-DISCUSSION │ Les modèles de Matisse Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 19 juin 2025 de 19h00 à 20h30

Dans le cadre de l’exposition Matisse et Marguerite, Le regard d'un père, consacrée aux portraits de Marguerite, trois spécialistes d’Henri Matisse – Claudine Grammont, Popy Venzal et Dominique Szymusiak – évoquent d’autres modèles majeurs du peintre, notamment Amélie Matisse et Lydia Delectorskaya.

RENCONTRE-DISCUSSION │ Marguerite Matisse. La jeune fille au ruban Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 10 avril 2025 de 19h00 à 20h30

À l’occasion de l’exposition Matisse et Marguerite, Le regard d’un père et de la parution de la première biographie de Marguerite Duthuit-Matisse, le Musée propose une rencontre avec ses auteures, Isabelle Monod-Fontaine et Hélène de Talhouët (également commissaires de l’exposition), modérée par Charlotte Barat-Mabille (MAM Paris), Léa Laügt et Pierre Marlière (édition Grasset).

Marguerite Matisse, La jeune fille au ruban

La vie de Marguerite Matisse (1894-1982), fille aînée d'Henri Matisse, est aussi méconnue du grand public que son père est célèbre. Pourtant, elle a joué un rôle essentiel auprès du peintre, autant dans l’élaboration de son esthétique que dans la diffusion de son œuvre. Tour à tour modèle, confidente, secrétaire, conseillère et ambassadrice de son travail, elle a été une source d’inspiration et un soutien indéfectible. Avec Marguerite Matisse, la jeune fille au ruban, Isabelle Monod-Fontaine et Hélène de Talhouët signent la première biographie de "Margot" et rendent à cette femme de l’ombre toute la lumière qui lui est due.

Rencontre-discussion │ Daniel Pommereulle Événement, Conférence

Durée 2h00
Publics
Adultes
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 21 novembre 2024 de 18h30 à 20h30

Peintre, sculpteur, cinéaste, performeur et poète, Daniel Pommereulle (1937-2003) a traversé la seconde moitié du XXe siècle porté par des engagements radicaux, en élaborant des formes qui éprouvent notre vulnérabilité par l’expérience de la violence et de l’infini.

A l’occasion de la présentation de ses œuvres dans le parcours des collections du Musée d'Art moderne de Paris, cette rencontre évoque sa singularité dans l’histoire artistique contemporaine, en confrontant deux regards portés sur cette trajectoire. Celui de Jean-Christophe Bailly, poète, écrivain, mais aussi critique et commissaire d’exposition, qui fut un proche de Pommereulle, et celui d’Armance Léger, historienne de l’art et commissaire d’exposition, qui a récemment soutenu une thèse sur l’artiste. 

Le film Vite (1969, 34 minutes), témoin des productions du collectif Zanzibar auquel appartenait Pommereulle, et tourné en partie dans le désert marocain, sera montré au cours de cette rencontre.

 

Jean-Christophe Bailly est écrivain. À la frontière des genres littéraires, ses essais se sont précisément tournés vers les seuils, les limites, les glissements, et portent sur le monde animal (Le versant animal, 2007, Le parti pris des animaux, 2013), la photographie (L'instant et son ombre, 2008), l'architecture, la peinture, les paysages, les villes (Le Dépaysement, 2011, Paris quand même, 2022). Il a récemment publié Temps réel aux éditions du Seuil.

Armance Léger est docteure en histoire de l’art, membre du laboratoire SACRe (PSL – École normale supérieure, Paris) et collabore avec la Galerie Christophe Gaillard depuis 2016 en tant que responsable des successions et de la recherche. Diplômée de l’École normale supérieure, elle est spécialiste de l’art occidental des années 1960 à nos jours, en particulier de l’œuvre de Daniel Pommereulle, à laquelle elle a consacré sa thèse (Les voltes de Daniel Pommereulle : une traversée artistique de la seconde moitié du XXe siècle, 2023) et plusieurs expositions en France et à l’étranger. Elle prépare par ailleurs le deuxième volume d'une monographie sur l’œuvre de Michel Journiac, après avoir dirigé la publication du premier Michel Journiac, le corps travesti (Galerie Christophe Gaillard, Les presses du réel, 2018).

Cycle de rencontres | L'âge atomique est notre présent | Fukushima Reprises Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 6 février 2025 de 19h00 à 20h30

Cycle de rencontres – L’Âge atomique est notre présent.

À l’occasion de l’exposition L’Âge atomique, Les artistes à l’épreuve de l’histoire, le MAM Paris propose lors de quatre rencontre-discussions entre chercheuses, anthropologues, artistes, historienne des sciences, d’évoquer ensemble l’ère nucléaire dans le domaine des arts, des sciences et de la politique du début du XXème siècle à nos jours.

 

Jeudi 6 février - 19h

Lecture-performance Fukushima Reprises

par Sophie Houdart et Mélanie Pavy

Depuis la triple catastrophe de 2011 Mélanie Pavy, artiste visuel et Sophie Houdart, anthropologue, tentent de caractériser ce qui se passe dans la région de Fukushima.

Au cours de plusieurs voyages, à deux mais aussi collectifs, elles ont accumulé, à mesure des années, des images, des mots, qu’elles ont déjà commencé à travailler, mettre en forme, analyser. Elles ont cependant le sentiment que des choses fondamentales ont été vues, senties, pensées, esquissées durant ces séjours communs, qu’elles ne sont pas parvenues encore à faire affleurer.

Mues par l’intuition que ces choses, précisément, comptent pour dire ce qui se trame dans la région, et à la faveur d’une résidence de trois mois à la Cité Internationale des Arts dans le cadre d’Art Explora, elles ont décidé d’imaginer des dispositifs capables de revisiter leurs propres archives, leurs « restes ».

Elles ont ainsi pris le parti de se lire à tour de rôle leurs carnets de notes, de se décrire leurs images, d’y ajouter des livres, des films, des œuvres qui éclairent, ajoutent, complexifient, parfois de manière ténue et par détours, ces expériences fragiles qu’elles ont traversées ensemble, en paysage incertain. Pendant que l’une parle, l’autre, à l’aveugle, prend notes et, ce faisant, laisse se produire des échos avec sa propre mémoire des évènements, ses souvenirs des lieux.

Ce travail donne lieu à une lecture performée d'une série de séquences fragmentaires dont la composition, toujours rejouée, dessine une exploration à tâtons du territoire de Fukushima.

 

Sophie Houdart
Anthropologue, directrice de recherche au CNRS. Elle a réalisé plusieurs enquêtes, principalement au Japon, sur le thème de la création et de l’innovation, dans les champs des sciences, de l’art ou de l’architecture. Depuis 2012, elle enquête dans le département de Fukushima, sur la vie après la triple catastrophe de mars 2011.

 

Mélanie Pavy
Artiste, cinéaste et chercheuse, Mélanie Pavy est pensionnaire en 2012 de la Villa Kujoyama à Kyoto. Son premier long métrage, Cendres (co-réalisé avec Idrissa Guiro), sort en France en 2015. Elle soutient en 2020 une thèse en cinéma dans le cadre du doctorat SACRe (PSL), au sein de la Fémis et de l’École Normale Supérieure de Paris. Ses installations et vidéos sont montrées dans des expositions personnelles et collectives au BAL, à la Galerie des filles du Calvaire, au Centre Georges Pompidou, à la Gaîté Lyrique ou encore la Fémis. À travers son travail, elle interroge notre capacité à penser et à mettre en récit la disparition jusque dans son corollaire ultime, celui de la perte d’un monde.

Écoutez l'enregistrement audio de la lecture performée :

 

Retrouvez les enregistrement audio des rencontres précédentes :

 

Jeudi 7 novembre – 19h 
Écoféminismes antinucléaires 
Avec Élodie Royer et Kyveli Mavrokordopoulou

 

Jeudi 12 décembre - 19h 
La Hague, paysage nucléaire  
Avec Agnès Villette et Laura Molton, modérée par Kyveli Mavrokordopoulou

 

Jeudi 16 janvier - 19h 
L’histoire de la représentation de l'atome jusqu'à nos jours 
Avec Charlotte Bigg et Gabrielle Decamous, modérée par les commissaires de l'exposition

 

Cycle de rencontres | L'âge atomique est notre présent | L’histoire de la représentation de l'atome jusqu'à nos jours Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 16 janvier 2025 de 19h00 à 20h30

Cycle de rencontres – L’Âge atomique est notre présent.

À l’occasion de l’exposition L’Âge atomique, Les artistes à l’épreuve de l’histoire, le MAM Paris propose lors de quatre rencontre-discussions entre chercheuses, anthropologues, artistes, historienne des sciences, d’évoquer ensemble l’ère nucléaire dans le domaine des arts, des sciences et de la politique du début du XXème siècle à nos jours.

 

Jeudi 16 janvier - 19h

L’histoire de la représentation de l'atome jusqu'à nos jours 

Avec Charlotte Bigg et Gabrielle Decamous, modérée par les commissaires de l'exposition

La rencontre portera sur la dimension sensible de la nucléarité, à commencer par les représentations produites par les scientifiques mais aussi leurs appropriations artistiques et culturelles, de la découverte de la radioactivité à Fukushima, en passant par la bombe atomique. Une vue d’ensemble sur l’art de l’ère nucléaire sera proposée, en sélectionnant quelques artistes pour montrer la façon dont ils/elles ont pensé, réagi ou résisté face aux avancées scientifiques ou catastrophes atomiques. Plus précisément, les œuvres portant sur le radium, la radioactivité, autant que sur les armes nucléaires et les catastrophes du nucléaire civil, en passant par les productions artistiques des laboratoires de recherche tels que le CERN. 

 

Charlotte Bigg
Historienne des sciences, Chargée de recherches au CNRS depuis 2009 après une formation en Angleterre (universités d'Oxford et de Cambridge) et de premières recherches en Allemagne, à l’Institut Max Planck pour l’histoire des sciences de Berlin, et en Suisse, à l’ETH Zurich. Ses travaux participent d’une histoire sociale et culturelle des sciences axée sur l’étude des pratiques. Elle s’intéresse aux enjeux épistémologiques et culturels soulevés par les nouvelles pratiques visuelles suscitées par les instruments scientifiques d’observation et de visualisation depuis 1800.

 

Gabrielle Decamous
Professeur associée à l'université de Kyushu au Japon. Elle a enseigné à Goldsmiths, University of London, et a bénéficié d'une bourse internationale Hilla Rebay, qui lui a permis de travailler avec des conservateurs de musées à New York, Bilbao et Venise. Auteur de l'ouvrage "
Invisible Colors - The Arts of the Atomic Age" (The MIT Press) paru en 2019.

 

Ecoutez l'enregistrement audio de cette rencontre :

 

 

Jeudi 6 février - 19h

Lecture-performance Fukushima Reprises

par Sophie Houdart et Mélanie Pavy

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Retrouvez prochainement les enregistrements audio des rencontres précédentes :

 

Jeudi 7 novembre – 19h 
Écoféminismes antinucléaires
Avec Élodie Royer et Kyveli Mavrokordopoulou 
Écoutez l'enregistrement audio de cette rencontre :

 

 

Jeudi 12 décembre - 19h
La Hague, paysage nucléaire
Avec Agnès Villette et Laura Molton, modérée par Kyveli Mavrokordopoulou 
Écoutez l'enregistrement audio de cette rencontre :

 

Cycle de rencontres | L'âge atomique est notre présent | La Hague, paysage nucléaire Événement, Conférence

Durée 1h30
Publics
Adultes
Personnes à mobilité réduite
Adresse
Salle Matisse - Niveau 3 du musée
Heures
Le : Jeudi 12 décembre 2024 de 19h00 à 20h30

Cycle de rencontres – L’Âge atomique est notre présent.

À l’occasion de l’exposition L’Âge atomique, Les artistes à l’épreuve de l’histoire, le MAM Paris propose lors de quatre rencontre-discussions entre chercheuses, anthropologues, artistes, historienne des sciences, d’évoquer ensemble l’ère nucléaire dans le domaine des arts, des sciences et de la politique du début du XXème siècle à nos jours.

 

 

Jeudi 12 décembre - 19h

La Hague, paysage nucléaire 

Avec Agnès Villette et Laura Molton, modérée par Kyveli Mavrokordopoulou

Rencontre accompagnée d’une projection d’extraits du film de Laura Molton, Remonter les rivières (2023)

L’usine de retraitement de combustibles radioactifs de La Hague a été construite en 1966 par le Commissariat de l’Energie Atomique et accueille aujourd’hui à la fois des déchets français mais aussi étrangers. Lors de cette soirée aux croisements de la science et de l’art, il est question de parler du nucléaire à partir du territoire péninsulaire de La Hague, parmi les lieux les plus hautement nucléarisés en France. Suivant les enquêtes artistiques d’Agnès Villette, originaire du Cotentin, et de Laura Molton, résidente à Cherbourg, ce paysage péninsulaire est étudié comme terrain d’enquêtes artistiques autour de fuites radioactives, de toxicités anciennes et plus récentes, autour d’installations nucléaires dans un paysage naturel et agricole et où l’accès à l’information reste limité. La soirée débutera avec des extraits du film Remonter les rivières, envisagée comme ouverture vers ce paysage aquatique conservant les traces d'accidents nucléaires passés.

 

Laura Molton
Née en 1993 à Lyon. Artiste et réalisatrice, elle vit et travaille entre Cherbourg (Normandie) et Concots (Lot). Ses films et installations prennent la forme d’enquêtes où il est question d’attachements à la terre et de phénomènes de résurgence sonore. Elle est diplômée de l’ISDAT de Toulouse (2018) et a étudié à l’École documentaire de Lussas Ardèche-Images. Son travail a été montré au centre d’art contemporain la Maison Salvan à Labège (exposition personnelle en 2023), au Point du Jour centre d’art éditeur à Cherbourg (2024), au CAC Palma à Majorque (Espagne, 2022), à l’atelier W à Pantin (2019), au 6b à Saint-Denis (2024), à la Chapelle Saint-Jacques centre d’art contemporain à Saint-Gaudens (2024), à l’Adresse du Printemps de Septembre à Toulouse (2020) ou encore à l’occasion du parcours d’art contemporain dans la vallée du Lot organisé par la Maison des Arts Georges et Claude Pompidou (Sol infini, 2021).

 

Agnès Villette 
Photographe, journaliste, enseignante et artiste-chercheuse originaire du Cotentin, Agnès Villette est a
grégée en Lettres Modernes, elle achève un PhD à la Winchester School of Arts, Southampton University, en Grande-Bretagne portant sur les archives liquides des rivières de la péninsule de La Hague qui ont conservé les traces d'accidents nucléaires passés. Ses projets se déploient à l’intersection des Humanités Environnementales, des Nuclear Culture Studies et de la Culture Visuelle. 

 

Écoutez l'enregistrement audio de cette rencontre :

 

 

 

Jeudi 16 janvier - 19h

L’histoire de la représentation de l'atome jusqu'à nos jours 

Avec Charlotte Bigg et Gabrielle Decamous, modérée par les commissaires de l'exposition

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Jeudi 6 février - 19h

Lecture-performance Fukushima Reprises

par Sophie Houdart et Mélanie Pavy

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Jeudi 7 novembre – 19h 
Écoféminismes antinucléaires
Avec Élodie Royer et Kyveli Mavrokordopoulou